Dans un quartier à la physionomie
de père tranquille, un discret petit pont en acier
mène à l'une des plus étonnantes brasseries
d'Uccle.
Devant le 114 de la rue du Doyenné, un
simple néon indiquant le nom d'un restaurant est fixé
sur une paisible façade de brique rouge. Rien ne laisse
imaginer la joyeuse ambiance de bric-à-brac règnant
à l'intérieur des lieux. Passée la porte
du rez-de-chaussée pourtant, une étrange atmosphère
de brocante début du XXème siècle saisit
le visiteur.
Etalé sur deux niveaux reliés par
un étonnant escalier en métal patiné, l'ensemble
est rythmé par d'imposants piliers décorés
d'élégants motifs floraux. Probables vestiges d'anciers
ateliers de confection, de vastes structures viennent soutenir
horizontalement le restaurant, illuminé par un étonnant
lustre baroque, assemblage improbable de bougies et de vieilles
manivelles de bronze usées par le temps.
De vieux vélos trônent ou trainent ici et
là, telles de véritables scupltures, comme
un hommage à Marcel Duchamp, contrastant ainsi avec l'étonnante
galerie de portrits d'anonymes belges soulignés par de
traditionnels cadres dorés.